Chercher à comprendre la musique populaire tchadienne à travers le prisme de son évolution historique permet de distinguer de deux époques distinctes : l’époque des origines cosmopolites pendant l’ère de l’indépendance d’une part et d’autre part celle dite de la révolution culturelle qui se traduit par la quête d’une identité nationale.

Le cosmopolitisme s’entend ici dans le sens d’ouverture, de processus par lequel « les mondes de la musique acquièrent une dimension transnationale à la faveur de phénomènes migratoires complexes » comme le souligne Suzanne dans le cas algérien (2009).

Parler du cosmopolitisme des origines de la musique populaire tchadienne revient donc à évoquer les influences de la culture ‘’étrangère’’, qu’elle soit originaire des Etats-Unis, d’Europe ou d’autres pays d’Afrique. Quant à l’affirmation de l’identité locale ou nationale, elle fait référence au « retour aux sources », à la tradition.

Le groupe tchadien H’sao. Photo: DR
Le but de cet article, construit à partir de quelques entretiens et articles de presse, est d’abord de montrer le caractère cosmopolite ou la diversité de la musique populaire puis de tenter de comprendre les choix des acteurs du « monde de la musique » populaire (Becker, 1988) de s’inscrire dans l’affirmation de l’identité nationale.

Source: musicinafrica.net

Publicités