En moyenne, seulement une famille africaine sur cinq détient un compte dans une banque classique. Le taux de bancarisation est très variable, allant de 1,5 % au Niger, 5 % en République centrafricaine, en RD Congo et en Guinée, à plus de 25% en Côte d’Ivoire et jusqu’à 80 % à Maurice (Cnuced, 2016). Les obstacles à l’intégration financière sont de plusieurs sortes. L’éloignement physique des banques explique notamment pourquoi une majorité de la population rurale n’a pas accès à leurs services.

La croissance de la téléphonie, en revanche, a été exponentielle. En 2000, on comptait un téléphone pour 50 personnes. 15 ans plus tard, selon une étude de Wireless Intelligence, le nombre d’abonnés atteignait 600 millions (mettant l’Afrique en passe de devenir le deuxième marché continental de la planète après l’Asie) pour une population totale ayant franchi le cap du milliard de personnes. Soit un téléphone pour moins de 2 personnes. L’usage d’internet s’est parallèlement accru de manière vertigineuse. Selon les données de l’Union internationale des télécommunications, 16% des Africains y ont accès en 2016 et l’Afrique compte 60 millions d’internautes réguliers. Le cabinet McKinsey estime que ce taux devrait passer à 50% en 2025. Cette démocratisation massive du téléphone portable aura permis la constitution de grands groupes télécoms qui opèrent le plus souvent à l’échelle de sous-ensembles régionaux (Orange, Bharti, Vodafone) et à la structure capitalistique africaine pour quelques géants du secteur (MTN, Orascom).

Source: www.iris-france.org

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